Quand les preuves se retournent contre vous

Presque un mois écoulé depuis le dernier article posté! Bon, j’avais prévenu chez Scepticisme Scientifique que je n’arriverais pas à tenir une fréquence d’un article par semaine pour l’instant, et pour de bonnes raisons puisque je suis papa d’une petite fille de 3 mois. Ceux qui ont des enfants me comprendront. Ceci dit, ça ne veut pas dire que je n’ai absolument aucun moment disponible pour faire ce que je veux; mais quand j’en ai, je le passe soit à mon autre (ma première en fait) passion, la musique, soit à diverses activités qui ne servent absolument à rien, comme par exemple aller discuter avec la société de la terre plate. Si ça vous intéresse, vous trouverez mes posts ici, ici, ici, ici,ou  (et il y en a d’autres).

Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui sort un nouvel article. Malheureusement, il s’agit d’un sujet un peu déprimant pour les sceptiques « militants » puisqu’il revient à dire, en gros, que ce qu’on fait, ça ne sert à rien. Plus spécifiquement, quand vous voulez combattre la désinformation avec de l’information, vous risquez d’augmenter la croyance en des affirmations fausses… Je vous laisse découvrir l’article original, posté sur BigThink par Neurobonkers: When Evidence Backfires.


When-evidence-backfires

Ne lisez pas ce post. Surtout ne le lisez pas jusqu’au bout. Ne vous ai-je pas dit de ne pas lire ce post? Vous êtes encore en train de lire… Lire la suite

Comment les négateurs de la science alimentent la controverse grâce à de faux équilibres médiatiques

Voici un article sur le problème de la représentation médiatique des sujets scientifiques, qui sont souvent présentés dans les médias comme consistant en deux camps, l’un avec un avis « pour » et l’autre un avis « contre », comme si une question scientifique pouvait se régler comme une question politique ou de société, avec des camps défendant une idéologie. La science n’est pas une idéologie et n’a pas de camps. Il n’y a qu’un côté dans la science et il est unanimement représenté par les scientifiques. Ils peuvent être en désaccord entre eux sur des sujets complexes où les données et les preuves ne sont pas suffisantes ou suffisamment convaincantes pour forcer un consensus, et le débat qui en résulte fait partie du processus normal de la science. Mais il reste du domaine des scientifiques et non du public en général (je parle bien entendu des résultats scientifiques « purs », et non de leur application ou leurs conséquences potentielles sur des questions plus larges). Mais curieusement, ce ne sont même pas ces débats scientifiques normaux qui sont le plus mal représentés dans les médias, ce sont plutôt ceux où le débat scientifique n’existe plus parce que le consensus a été établi. Et non seulement les médias présentent les deux « camps » d’une non-controverse, mais ils donnent un temps de parole égal aux deux parties, donnant l’impression complètement fausse que le débat est effectivement bien présent chez les scientifiques. C’est un problème qu’il faut corriger.

Mais au lieu de répéter les propos de l’auteur, je lui laisse la parole. Lire la suite