Stradivari surprise: des solistes rejettent les célèbres violons en test à l’aveugle (LA Times)

Voilà un sujet qui me plaît particulièrement bien: on y parle de musique (classique par ailleurs, ce qui me parle encore plus), de méthode scientifique, et de remise en question d’affirmations souvent répétées mais jamais démontrées. Étant moi-même musicien (classique aussi, mais au piano), scientifique (de formation et de métier), et sceptique (par plaisir), je pourrais trouver difficilement mieux.

Le thème abordé est celui de la prétendue supériorité des violons anciens, mise au test dans une étude scientifique. J’avais déjà lu quelques articles sur le sujet, notamment celui-ci de l’AFIS (Assocation Française pour l’Information Scientifique) ou encore celui-ci qui traite de la capacité à discerner à l’aveugle un stradivarius, même pour un expert. On trouve également des articles du même cru à propos du vin, extrêmement intéressants: celui-ci parle de la façon dont les attentes modifient les perceptions, celui-ci sur les erreurs des experts en dégustation à l’aveugle, celui-ci sur l’incapacité du grand public à deviner le prix d’un vin, et enfin celui-ci sur l’inutilité des conseils des œnologues étant donné que leur capacité sensorielle est plus fine que la nôtre – et donc nous ne sentons pas ce qu’ils sentent.

Pour revenir au sujet d’aujourd’hui, l’article décrit une étude en aveugle avec des violonistes renommés qui devaient tester 12 instruments, 6 anciens et 6 neufs, et donner leur préférence. Résultat: Lire la suite