Is Monsanto Evil ? Partie 2 – Réflexions

Comme prévu dans le post précédent, il y aurait une partie deux. Mais cette fois-ci, je la reposte directement depuis la source.

Associations Libres

Lorsque je suivais un cours d’Histoire Américaine, ma prof d’histoire passait une part importante de son temps sur les mythes historiques et sur comment le mythe lui-même devient si important qu’il nous faut lui prêter attention. Comme elle l’expliquait, ces mythes prennent une part significative dans le développement de notre culture. Une des choses qui recueillit le plus de réactions dans la classe – dont la colère – fut le mythe « Edison a inventé l’ampoule électrique ».

Elle nous a donné de nombreux détails précis montrant combien Edison était un parfait enfoiré, comment il a ruiné des gens en leur faisant des procès ou en a diffamé d’autres. Il était aussi pourri qu’on peut l’être. Un des étudiants en colère lui a demandé (je cite de mémoire) : « c’est quoi votre problème avec le fait de détruire la légende de ces gens ? Nous avons besoin de grands hommes à respecter…

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Monsanto est-il malfaisant? (Franklin Veaux)

Dans le débat sur les OGM, il est presque impossible de ne pas arriver à un point de la discussion où Monsanto est mentionné, le plus souvent par un anti, dans une utilisation fallacieuse tellement répétée aujourd’hui qu’elle mériterait son propre nom. En fait, elle a reçu son propre nom: l’argumentum ad monsantium. L’idée générale de cet argument est: Monsanto est le diable absolu, prêt à tout pour dominer le monde, quitte à détruire l’humanité. J’exagère à peine. J’ignore complètement d’où vient cette réputation mais je l’ai toujours trouvée douteuse. (EDIT: paragraphe supprimé, explications ici)

Toujours est-il que c’est avec plaisir que j’ai découvert sur Quora la question: « Is Monsanto evil? », ou, en français: « Monsanto est-il malfaisant? ». Enfin, le plaisir venait surtout des réponses car j’y ai trouvé non pas une, mais deux réponses nuancées, argumentées, sourcées, bref, d’une qualité bien supérieure à la position anti-OGM par défaut sur Monsanto. Lire la suite

Probiotiques (Mark Crislip)

Voici un article qui était depuis un bon bout de temps dans ma liste à traduire, mais que j’avais laissé de côté parce qu’il est un peu long. Je me suis décidé il y a quelques jours à me lancer dans sa traduction, et ça tombe plutôt bien puisque ça coïncide assez bien avec la sortie de la dernière BD du pharmachien sur le même sujet: les probiotiques. Olivier Bernard (le pharmachien) a utilisé comme source principale l’article de Science-Based Medicine de Mark Crislip qui est ici traduit. Allez donc voir la BD du pharmachien, puis pour plus de détails, revenez ici lire cette magnifique traduction.

Article original: « Probiotics » publié par Mark Crislip sur Science-Based Medicine le 16 janvier 2009.


Le Wall Street Journal a publié un article sur les probiotiques dans son édition du 13 janvier 2009, intitulé « Bug Crazy: Assessing the Benefits of Probiotics. » Il arrive régulièrement que je sois accosté alors que je déambule dans les couloirs de l’hôpital par des gens me montrant de tels articles et me demandant ce que j’en pense. Les probiotiques sont intéressants. Il s’agit de bactéries vivantes que l’on donne afin de soigner et prévenir certaines maladies. Les probiotiques se situent également dans ces zones où la médecine scientifique et les médecines (prétendument) alternatives s’enchevêtrent. Il y a de bonnes études cliniques qui suggèrent certains domaines dans lesquels ils sont bénéfiques, mais certains aspects de leur utilisation sont complètement extrapolés par rapport au bénéfice réel que les probiotiques peuvent apporter. Cet enchevêtrement entre la médecine alternative et la vraie médecine consiste surtout pour les premiers à être créatif pour faire une montagne thérapeutique à partir de quelque chose de cliniquement insignifiant. L’article du Wall Street Journal fait partie de ce genre de journalisme qui me. rend. fou. Lire la suite

Les jumeaux d’Oliver Sacks et les nombres premiers (Pepijn van Erp)

Les livres d’Oliver Sacks sont passionnants. Il y raconte les cas les plus étranges qu’il a rencontrés dans sa longue carrière de neurologue et le fait avec un certain talent. Je n’ai personnellement pas pensé à remettre en question la crédibilité des histoires qu’il y raconte, mais Pepijn van Erp a tout de même soulevé un sourcil quand il a lu, dans « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » celle des jumeaux savants, capables, d’après Sacks, de prouesses étonnantes avec certains nombres. Pepijn van Erp nous explique pourquoi il est sceptique.

Article original: « Oliver Sacks’s Twins and Prime Numbers » du 9 mai 2012 sur le blog Pepijn van Erp.


Dans son livre « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » (1985), Oliver Sacks décrit un cas intrigant de syndrome du savant. Il raconte l’histoire de sa rencontre avec les jumeaux John et Michael, qui avaient été placés en institution depuis leur enfance, ayant reçus les diagnostics variés d’autistes, psychotiques ou sévèrement retardés. D’autres avant Sacks avaient déjà étudié ces garçons et s’étaient aperçus qu’ils étaient très doués dans les calculs de calendrier. Pour n’importe quelle date donnée, ils pouvaient dire rapidement de quel jour de la semaine il s’agit. Sacks découvre cependant chez ces jumeaux une capacité bien plus inattendue lorsqu’il les observe en 1966. Lire la suite

Pas d’effets secondaires est un effet important (Mark Crislip)

Dans l’article ci-dessous, Mark Crislip discute d’un article scientifique publié dans PLOS ONE où les auteurs suggèrent que l’absence d’effet secondaire est un des facteurs pouvant expliquer la ténacité des médecines alternatives (entendez « les médecines qui ne fonctionnent pas »).

Article original: « No Side Effects is an Important Effect », posté par Mark Crislip le 18 juillet 2014 sur le site web de la SfSBM (Society for Science-Based Medicine).


Je reste inlassablement curieux des raisons pour lesquelles les gens utilisent, et continuent d’utiliser les pseudo-médecines. J’ai lu la littérature mais je trouve les articles peu satisfaisants. Ils me semblent incomplets et je soupçonne qu’il y a en fait autant de raisons pour les utiliser que de gens qui y ont recours.

Ceci dit, cela n’empêche pas de faire des généralisations.

Ces pseudo-médecines ne font rien, donc pourquoi les gens continuent-ils à y souscrire? Lire la suite