Comment les négateurs de la science alimentent la controverse grâce à de faux équilibres médiatiques

Voici un article sur le problème de la représentation médiatique des sujets scientifiques, qui sont souvent présentés dans les médias comme consistant en deux camps, l’un avec un avis « pour » et l’autre un avis « contre », comme si une question scientifique pouvait se régler comme une question politique ou de société, avec des camps défendant une idéologie. La science n’est pas une idéologie et n’a pas de camps. Il n’y a qu’un côté dans la science et il est unanimement représenté par les scientifiques. Ils peuvent être en désaccord entre eux sur des sujets complexes où les données et les preuves ne sont pas suffisantes ou suffisamment convaincantes pour forcer un consensus, et le débat qui en résulte fait partie du processus normal de la science. Mais il reste du domaine des scientifiques et non du public en général (je parle bien entendu des résultats scientifiques « purs », et non de leur application ou leurs conséquences potentielles sur des questions plus larges). Mais curieusement, ce ne sont même pas ces débats scientifiques normaux qui sont le plus mal représentés dans les médias, ce sont plutôt ceux où le débat scientifique n’existe plus parce que le consensus a été établi. Et non seulement les médias présentent les deux « camps » d’une non-controverse, mais ils donnent un temps de parole égal aux deux parties, donnant l’impression complètement fausse que le débat est effectivement bien présent chez les scientifiques. C’est un problème qu’il faut corriger.

Mais au lieu de répéter les propos de l’auteur, je lui laisse la parole. L’article original est: « How science deniers use false equivalency to pretend there’s a debate« , publié le 25/06/2014 sur le blog SkepticalRaptor.


Quand vous lisez un article de news, faites une recherche Google sur un sujet scientifique, ou regardez la TV, vous pourriez avoir l’impression que certains principes scientifiques sont toujours l’objet de débats chez les scientifiques. À écouter les différends et les altercations, on croirait que les scientifiques n’ont aucune certitude à propos de l’évolution, des vaccins, du réchauffement climatique, ou de l’âge de la Terre (voire carrément de l’univers). Il en existe même qui pensent qu’il y a controverse sur le fait que le VIH est responsable du SIDA.

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(Traduction: « … nous allons parler avec Dr Jenkins de l’Institut National de la Santé à propos de ses résultats sur son étude de 3 ans. Et puis pour une autre opinion, nous écouterons Roger, à ma gauche, qui, si je comprends bien, est parvenu à des conclusions opposées en restant assis dans son fauteuil à spéculer »)

Le problème est dû en partie au fait que certains pensent que la science est inaccessible et trop difficile à comprendre. Ce n’est pas vrai. Bien sûr, ça ne veut pas dire que c’est facile, et ça ne devrait pas l’être. Pouvoir répondre à des questions sur l’univers naturel exige aux scientifiques de l’aborder avec le moins d’a priori possible et le plus de preuves possible. Et parfois c’est complexe et nuancé, mais pourquoi donner à quelqu’un, sans expertise ou formation dans le domaine concerné, un temps de parole égal comme s’il en savait autant que le scientifique?

Devenir un architecte de haut niveau et dessiner un gratte-ciel n’est pas chose aisée, mais nous pouvons, en tant que non-architecte, observer ce que nous voyons, et accepter que le building ne flanchera pas lors d’une tempête. Prétendons-nous connaître la façon dont les fondations ont été bâties pour soutenir le building? Ou quels matériaux ont été utilisés pour donner de la flexibilité face au vent, mais suffisamment de robustesse pour ne pas s’effondrer? Le plus souvent ce n’est pas le cas, nous avons confiance qu’il n’existe pas de grande conspiration pour construire des gratte-ciels prêts à s’écrouler parce que les architectes seraient payés par Big Béton pour utiliser des matériaux moins chers. Nous ne remettons pas en question les motivations de l’architecte, ni que des principes de génie civil, dont la compréhension nous dépasse probablement, ont été employés dans la construction de ce gratte-ciel.

C’est la même chose avec la science. Nous pouvons accepter les principes scientifiques sans refaire toute la recherche nous-mêmes. Mais, et c’est un gros mais, si vous voulez contredire la science établie, vous devez vous-mêmes le faire avec la science, et pas via une illusion de débat. La science n’est pas si difficile, mais n’est pas facile non plus. Vous ne pouvez pas nier les faits scientifiques de base sans une formation solide, sans ouvrir un laboratoire scientifique avec une équipe scientifique de haute qualité, et sans publier des articles dans la littérature peer-review pour faire bouger le consensus scientifique actuel. Vous ne pouvez pas passer une heure, ou un jour, ou même une semaine à googler quelques sites web puis proclamer tout haut que le consensus scientifique fait fausse route; non, vous devez vous aussi vous taper le travail ardu. Tant que ce ne sera pas le cas, ceux d’entre nous qui sont des sceptiques et des scientifiques auront toute légitimité de vous ignorer, et de continuer à suivre le consensus actuel.

Une partie du problème tient au fait que le public se laisse facilement avoir par des représentations médiatiques fallacieuses. Les présentateurs, qu’il s’agisse des news ou de tenir un pseudo-débat, pensent que pour garder un équilibre, les deux avis opposés sur un argument scientifique sont équivalents en termes de qualité d’opinion ou de preuves. Observez donc une présentation sur n’importe quel organe médiatique majeur à propos du changement climatique anthropique (CCA). Ils auront un invité, habituellement un scientifique qui tente de présenter les données de façon nuancée, souvent mal à l’aise dans un « débat » public, qui devra se défendre face à un autre invité, probablement un scientifique aussi (mais dans un domaine sans aucun rapport avec le climat), photogénique, ayant recours aux sophismes et aux manipulations de données pour faire valoir son point de vue. Et le téléspectateur pense alors que le monde scientifique est divisé en deux parts égales pour chaque côté du « débat » sur le CCA. Cependant, l’équilibre réel devrait donner 97 scientifiques en faveur du changement climatique anthropique contre 2-3 en défaveur. En effet, un journal scientifique extrêmement réputé, à haut impact factor, le Proceedings of the National Academy of Science, a analysé la science du changement climatique et a déterminé que 97-98% des chercheurs en sciences du climat soutenaient le principe d’un changement climatique influencé par l’homme.

En décembre 2013, Katie Couric, une journaliste américaine plutôt populaire, a parlé dans son émission éponyme, Katie, à propos du Gardasil (connu auparavant sous le nom de vaccin anti-HPV quadrivalent, et parfois appelé Silgard en Europe). En gros, Couric a interviewé plusieurs personnes qui affirment, sans aucune preuve (et sans la moindre idée des analyses statistiques nécessaires pour déterminer une corrélation et un lien de cause à effet), que le Gardasil a nui à la santé de leurs enfants. Couric a donné environ une minute de parole à UN SEUL médecin qui expliquait la sûreté et l’efficacité du Gardasil, pour contraster avec les témoignages, certes poignants mais complètement anecdotiques (et donc sans aucune pertinence scientifique) des parents qui voulaient chercher un coupable pour ce qui était arrivé, et ont désigné le Gardasil comme coupable. Ils auraient pu tout aussi bien choisir la dépression, le soda light, l’eau en bouteille, la pollution de l’air, les mauvaises séries télé, ou encore les popcorns sans goût du cinéma. Autrement dit, on pourrait trouver des centaines de causes environnementales pour les symptômes de ces enfants, lesquelles paraissent superficiellement corrélés mais une pure coïncidence d’un point de vue statistique.

(Traduction: "J'imagine qu'il n'y avait pas assez de place dans le studio de Katie Couric pour les 10 millions+ qui ont reçu le vaccin HPV et se portent à merveille."

(Traduction: « J’imagine qu’il n’y avait pas assez de place dans le studio de Katie Couric pour les 10 millions+ qui ont reçu le vaccin HPV et qui se portent à merveille. »

Comme je l’ai déjà écrit, le Gardasil est extrêmement sûr, comme le montrent les grandes études épidémiologiques de bonne qualité. Il prévient l’infection par le HPV (papillomavirus humain), une maladie sexuellement transmissible. Et au cas où vous penseriez qu’il s’agit d’un virus bénin, sachez que le HPV est directement responsable du cancer du col de l’utérus, du cancer de l’anus, du cancer de la vulve, du cancer du vagin, du cancer de l’oropharynx, et du cancer du pénis. Tous sont des cancers mortels, mutilants, et potentiellement évitables grâce aux vaccins HPV.

Autrement dit, Couric, dans l’exemple même du principe de débat non équilibré, pense que les deux camps d’un « débat » scientifique sont équivalents en termes de qualité d’opinion et de preuves. Mais c’est très rarement le cas, particulièrement en ce qui concerne les principes scientifiques qui ont été bien étudiés et sont soutenus pas une montagne de preuves. La sûreté et l’efficacité des vaccins sont soutenues par un large consensus de science solide. Le camp anti-vaccination n’a pas les preuves de son côté, doit donc recourir aux arguments fallacieux et au cherry-picking, et ne peut pas compter sur un groupe de vrais scientifiques de niveau mondial pour faire changer le consensus avec de véritables preuves.

Soyons clairs sur les faits. L’évolution est un fait. Oui, c’est aussi une théorie, mais je supposerai que le lecteur habituel sait ce qui constitue une théorie scientifique. Le changement climatique anthropique ou réchauffement climatique est un fait. Les vaccins sont sûrs et efficaces (voir mes articles ici, ici, ici ou ici, si vous voulez des preuves avec de nombreux articles peer-reviewed). La Terre a 4.5 milliards d’années, et l’univers a 13.75 milliars d’années. Et le VIH cause le SIDA.

Les négateurs de la science tentent de créer un faux équilibre par plusieurs méthodes:

  • Ils affirment que la science est démocratique. Les négateurs de l’évolution essaient de créer la controverse grâce à A Scientific Dissent from Darwinism [Un différend scientifique sur le darwinisme], où des créationnistes ont obtenu de « scientifiques » qu’ils signent un document déclarant « Nous sommes sceptiques des affirmations sur la capacité des mutations aléatoires et la sélection naturelle à pouvoir créer la complexité de la vie. Un examen minutieux des preuves de la théorie darwinienne devrait être encouragé. Il existe un différend scientifique sur le darwinisme. Il mérite d’être entendu. » Il a maintenant plus de 1200 signatures, ce qui semble impressionnant, s’il n’y avait quelques problèmes, comme le fait que moins de 20% des « scientifiques » sont biologistes. Mais le plus gros problème, c’est que ce nombre de 1200, même si nous acceptions qu’ils aient tous une compréhension profonde de l’évolution biologique, représente moins de 0.03% de tous les biologistes des États-Unis (sans parler du monde entier). S’il s’agissait d’une démocratie, l’élection pour « L’évolution est un fait » gagnerait haut la main chez les scientifiques. La science se construit par la méthode scientifique, un processus logique d’observation, d’expérimentation, d’analyse et de publication. C’est simple, mais cela demande du travail. Avec le temps, après de nombreuses expériences, presque toujours publiées dans des journaux à peer-review, suivies de fréquentes réplications (avec parfois des échecs) des résultats par d’autres scientifiques, les scientifiques arrivent à un consensus sur les preuves qui mènent à un ensemble de principes spécifiques au domaine de recherche concerné. Au fur et à mesure que les preuves s’accumulent et que la science devient de plus en plus prédictive, une théorie scientifique, c’est-à-dire une série d’affirmations à propos des éléments de causalité sur le phénomène observé, est formée à partir des connaissances et prédictions accumulées. Ces théories expliquent des aspects du monde naturel. Elles sont prédictives. Et elles peuvent être testées par la méthode scientifique1. Parvenir à un consensus scientifique ne se fait pas en une nuit, c’est même un processus plutôt lent. C’est une bonne chose. Cela permet de filtrer les idées qui reposent sur des bases faibles, et de renforcer les idées qui reposent sur de solides preuves. À partir de ces principes de base, la science grandit et s’améliore avec le temps. On ne peut pas décider tout à coup que le consensus est faux suite à un débat ou un argument – modifier le consensus requiert au moins autant de recherches basées sur la méthode scientifique, autant de publications avec peer-review, et autant de critiques, réplications et analyses des preuves qui ont apporté le consensus actuellement établi. Malheureusement, lors des congrès mondiaux des négateurs, ceux-ci partagent leurs idées illusoires sur l’aspect démocratique de la science. Les négateurs du réchauffement climatique, pour ne pas les oublier, ont leur Oregon Petition, qui a récolté environ 31 000 signatures de « scientifiques » qui nient l’existence du réchauffement climatique anthropique. Bien entendu, il est impossible de vérifier ces noms, car les signatures ont été faites sur de petits bouts de papier, et personne n’a pu déterminer si les noms étaient authentiques. De plus, même si nous devions supposer la validité de ces signatures, un petit nombre seulement (moins de 10%) sont de véritables scientifiques avec une expertise dans les domaines de la climatologie, la géologie, ou tout autre domaine relevant des sciences du climat. Encore une fois, si le vote était tenu parmi tous les PhD de ces domaines, le résultat serait largement en faveur du changement climatique en tant que fait scientifique.
  • L’appel à l’autorité. De façon étroitement liée à l’affirmation que la science est une sorte de démocratie, les négateurs ont recours à l’appel à l’autorité, un argument fallacieux dans lequel un point de vue est donné par une autorité, mais dans un sujet hors du domaine d’expertise de l’autorité, ou dans un sujet où l’autorité n’est pas désintéressée. Donc, afin de créer l’illusion de débat équilibré (et donc un débat public), les négateurs apporteront au débat des individus avec des titres de compétence (qu’ils soient valides ou non). Mais de nouveau, une seule personne compétente ne vaut pas la vaste majorité qui se trouve généralement de l’autre côté de l’argument. Les anti-vaccins adorent citer Joe Mercola ou Sherri Tenpenny, des médecins qui, en général, affirment que les vaccins sont soit inefficaces, soit dangereux, soit les deux à la fois. Bien sûr, aucun des deux n’a de réelle connaissance de la recherche scientifique, et n’ont jamais étudié les vaccins au niveau des vrais chercheurs biomédicaux. Mais comme ils ont « Dr » devant leur nom, les propagandistes anti-vaccins les utilisent comme « preuves » des problèmes des vaccins. Ils ignorent bien entendu la grande majorité de figures « d’autorité » qui sont de l’autre avis. Si on devait organiser un vote sur la sûreté et l’efficacité des vaccins parmi les autorités professionnelles des vaccins, immunologistes, épidémiologistes, physiologistes, fonctionnaires de la santé publique, microbiologistes, virologistes, l’élection serait à nouveau un raz de marée aux proportions épiques.
  • Conspirations. En plus des deux tactiques ci-dessus, les négateurs affirment à tout-va qu’il y a une conspiration de tous les scientifiques du monde entier pour supprimer ou fabriquer des preuves. Cet incroyable saut d’irrationalité repose sur le fait que des millions de scientifiques travaillent ensemble à inventer des données qui montrent que l’évolution est vraie. Que le réchauffement climatique est en train de se passer. Que les vaccins sont sûrs et efficaces. Que la Terre a 4.5 milliards d’années. Dans notre monde actuel, avec tous les réseaux sociaux, et la pulsion de notoriété, on imaginerait facilement que parmi ces millions, il y en ait au moins quelques-uns qui voudraient devenir célèbres en dénonçant la conspiration. Tous les conspirationnistes anti-vaccins cotiseraient volontiers pour payer un informateur. Étonnamment, ça n’a jamais eu lieu. Il y a quelques années, des e-mails ont été hackés à l’Unité de Recherche sur le Climat de l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Les e-mails ont été utilisés hors contexte par des négateurs du changement climatique afin de « prouver » qu’il y avait bien une conspiration. Bien entendu, c’était faux, il s’agissait d’une banale discussion des données par des vrais scientifiques qui étaient francs et honnêtes. Et les données discutées ne représentaient qu’une petite partie de la montagne de données qui soutiennent le réchauffement climatique, mais dans le monde des présentations trompeuses, cet ensemble d’e-mails, qui ne prouvait en rien les affirmations des négateurs, a été considéré comme un argument de taille pour montrer qu’il existait une grande conspiration pour bidonner les données du changement climatique. Sauf que ces e-mails ne disaient pas ce que les négateurs pensaient qu’ils disaient, et même s’il y avait un problème avec les données, il ne concernait que quelques cailloux de la montagne de preuves en faveur du réchauffement climatique anthropique. La science derrière le réchauffement climatique anthropique est inchangée, et puissante.
  • Manufactroversy. Parfois, les négateurs inventent ou créent une controverse de toute pièce, ce qu’on appelle parfois une manufactroversy2. Les journalistes se font régulièrement avoir par ces inventions qui surgissent tout à coup sur internet, puis créent un faux équilibre entre les deux camps lorsqu’ils rapportent sur le sujet. Les anti-vaccins ont fait du bon boulot pour créer l’illusion qu’il existe actuellement un débat scientifique concernant les vaccins et l’autisme. Le lien entre vaccins et autisme, entièrement démonté et de manière scientifique, continue à faire surface parce que les journalistes donnent l’impression qu’il existe deux camps de force égale dans la discussion. Il n’y a qu’un camp, celui de la science, qui a de son côté des dizaines d’études cliniques qui montrent qu’il n’y a pas de lien entre vaccins et autisme. Aucun. La secte des anti-vaccins n’a rien.

Les preuves sont importantes. La qualité des preuves est importante. La quantité de preuves de qualité est le plus important.

(Traduction: "Lorsque l'équilibre est un biais - ...l'insistance des médias à donner un temps de parole égal aux idées du camp anti-vaccins face à la masse écrasante des preuves scientifiques... a donné à croire aux gens que les scientifiques eux-mêmes étaient divisés sur la question de la sûreté des vaccins, alors qu'ils ne le sont pas."

(Traduction: « Lorsque l’équilibre est un biais – …l’insistance des médias à donner un temps de parole égal aux idées du camp anti-vaccins face à la masse écrasante des preuves scientifiques… a donné à croire aux gens que les scientifiques eux-mêmes étaient divisés sur la question de la sûreté des vaccins, alors qu’ils ne le sont pas. »)

La science a de l’importance. Il y a un vieux dicton qui dit « des affirmations extraordinaires requièrent des preuves extraordinaires. » Eh bien, si quelqu’un veut créer un débat extraordinaire, il lui faudra également des preuves extraordinaires pour dire qu’il existe.

Pour l’évolution, le réchauffement climatique, VIH/sida, les vaccins, l’âge de la Terre et de l’univers, il n’y a pas de controverse scientifique. Il y a seulement un débat public, où d’un côté se trouve la science, et de l’autre des données inventées, du cherry-picking de recherches dans des journaux de faible qualité, ou simplement ceux qui crient le plus fort. Mais dans le monde réel de la science et la logique, il n’y a pas de débat. Nous allons de l’avant pour dévoiler d’autres mystères de l’univers.

Références clés

  • Anderegg WR, Prall JW, Harold J, Schneider SH. Expert credibility in climate change. Proc Natl Acad Sci U S A. 2010 Jul 6;107(27):12107-9. doi: 10.1073/pnas.1003187107. Epub 2010 Jun 21. PubMed PMID: 20566872; PubMed Central PMCID: PMC2901439. Impact factor: 9.737.
  • National Institute of Allergy and Infectious Disease (2010). The Evidence That HIV Causes AIDS.

1 L’auteur donne ici une description simplifiée, voire peut-être un peu simpliste, de la méthode scientifique, une version « de manuel scolaire » en quelque sorte. Dans le monde réel, le processus de la recherche est beaucoup plus chaotique et brouillon. Je pense néanmoins que les grandes lignes sont correctes et qu’elles servent de guides, de règles générales que suivent les scientifiques. C’est le fait de s’en éloigner, probablement en raison des nombreuses imperfections cognitives et émotionnelles du cerveau humain, qui rend le processus beaucoup plus complexe et lent que ce que pourraient laisser penser ces descriptions rapides.

2 Comme l’explique le lien (il existe la version francophone ici), une « manufactroversy » est un terme anglais inventé à partir de la contraction de « manufactured » et « controversy », ce qui signifie donc une controverse fabriquée ou fausse controverse. Je rencontre ce terme très souvent dans mes lectures de sources sceptiques anglophones, donc je voulais lui donner un terme propre en français également plutôt que d’essayer de la traduire. Malheureusement, il n’existe pas d’équivalent direct en français, et les tentatives comme « manufactroverse », « confectroverse » (confectionner + controverse) ou autres ne fonctionnaient pas bien. J’ai donc décidé de garder le terme anglais, comme c’est parfois le cas dans d’autres cas (par exemple avec peer-review, pattern, ou encore cherry-picking).


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