Non, un superordinateur n’a pas réussi le test de Turing (Tech Dirt)

Le concept d’intelligence artificielle est passionnant. L’idée qu’un ordinateur ou un programme informatique puisse imiter toute la complexité de l’intelligence humaine est une idée qui bouscule nos conceptions technologiques et pose des questions de société. Des robots avec une telle intelligence seront-ils considérés comme des êtres vivants? jouiront-ils de droits spéciaux, ou même égaux à ceux des humains? Verra-t-on les premiers couples humains-robots?

Je viens justement de terminer la saison 2 de Äkta människor, une série suédoise qui se déroule dans un monde parfaitement similaire au nôtre, sauf qu’il existe des robots humanoïdes particulièrement intelligents, utilisés surtout comme travailleurs, en usine ou à la maison. Certains ont un code particulier qui leur donne le libre arbitre et empêche de les distinguer facilement des humains. La série traite assez bien des aspects sociologiques d’une telle interaction entre humains et robots « presque humains » appelés « hubots » (human robots): amitié, voire amour, entre humains et hubots, droits et discriminations envers les hubots, problème du remplacement des humains par des hubots au travail, partis politiques anti-hubots, labels de consommation « hubot-free » (produit réalisé dans une usine n’employant pas de hubots), etc.

Mais comment établir des critères qui permettront de dire qu’un robot est intelligent ou pas? Lire la suite

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Stradivari surprise: des solistes rejettent les célèbres violons en test à l’aveugle (LA Times)

Voilà un sujet qui me plaît particulièrement bien: on y parle de musique (classique par ailleurs, ce qui me parle encore plus), de méthode scientifique, et de remise en question d’affirmations souvent répétées mais jamais démontrées. Étant moi-même musicien (classique aussi, mais au piano), scientifique (de formation et de métier), et sceptique (par plaisir), je pourrais trouver difficilement mieux.

Le thème abordé est celui de la prétendue supériorité des violons anciens, mise au test dans une étude scientifique. J’avais déjà lu quelques articles sur le sujet, notamment celui-ci de l’AFIS (Assocation Française pour l’Information Scientifique) ou encore celui-ci qui traite de la capacité à discerner à l’aveugle un stradivarius, même pour un expert. On trouve également des articles du même cru à propos du vin, extrêmement intéressants: celui-ci parle de la façon dont les attentes modifient les perceptions, celui-ci sur les erreurs des experts en dégustation à l’aveugle, celui-ci sur l’incapacité du grand public à deviner le prix d’un vin, et enfin celui-ci sur l’inutilité des conseils des œnologues étant donné que leur capacité sensorielle est plus fine que la nôtre – et donc nous ne sentons pas ce qu’ils sentent.

Pour revenir au sujet d’aujourd’hui, l’article décrit une étude en aveugle avec des violonistes renommés qui devaient tester 12 instruments, 6 anciens et 6 neufs, et donner leur préférence. Résultat: Lire la suite